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Pharmacie

Informations générales  Activités du service  Produits  Collaboration et engagement  Développement et recherche  Drug Stability Research Group

 

 

 

Présentation

La pharmacie hospitalière est une profession dont la fonction a considérablement évolué au cours de ces trente dernières années. D'une activité de support logistique institutionnel, orientée vers les achats, la production et la distribution, elle s'est progressivement rapprochée du patient afin de mettre à disposition directe de celui-ci la complémentarité des compétences acquises par les différents pharmaciens qui y travaillent. Cette évolution, qui s'est marquée de façon importante au cours des années 70 et 80, fut entérinée en 1991 par la promulgation par les autorités de santé de normes d'agrément des officines hospitalières particulièrement orientées vers une activité au sein d'équipes multidisciplinaires autour du patient. Toutes ces compétences nouvelles ont progressivement fait l'objet de formations théoriques et pratiques dispensées dans le cadre d'un DES en pharmacie hospitalière dont le contenu suit régulièrement l'évolution des nécessités qui apparaissent.

Par définition, la pharmacie hospitalière ne délivre pas de médication au public.

Informations générales

Secrétariat : Mme Cécile Philippin
Tél. : 081/42 33 28
E-mail : commissions.pharmacie@uclouvain.be

 

ORGANIGRAMME DU SERVICE


Chef de service

Jean-Daniel HECQ: Pharmacien hospitalier, docteur en sciences pharmaceutiques

Service Officine
Mme M. Bary
Mme C. Artoisenet
Mme G. Remy

Service Implants et Dispositifs médicaux
M. J-M. Evrard

Service Production
Mme P. Gillet
Melle N. Leonard
Mme C. Pirlot

Service Pharmacie clinique
Mme A. Spinewine
Melle C. Artoisenet
Melle C. Michel
Mme A. Mouzon
Mme G. Remy

Pharmacie clinique+ Groupe Qualité-Sécurité (SEAMLESS CARE)

 

   

ACTIVITES DU SERVICE

La pharmacie alimente les Cliniques en médicaments et préparations pharmaceutiques, elle est donc indispensable à son bon fonctionnement. Au cœur du dispositif de soins, elle est en relation avec tous les services de la maison. Nous vous proposons de suivre cette équipe dans ses tâches quotidiennes et dans ses engagements multiples. La pharmacie hospitalière de Mont-Godinne compte 32 personnes qui sont réparties en cinq secteurs:

  •  la réception, la commande et le rangement des médicaments,
  •  les prothèses, les implants et le dispositif médical,
  •  la dispensation,
  •  la facturation ou tarification, 
  •  la production.

 

La réception, la commande et le rangements des médicaments.

Point de départ du fonctionnement de la pharmacie : le stock. Arrivée des commandes, rangement, va-et-vient des chariots… si ce ballet impressionne par sa régularité, il est le résultat d’une gestion rigoureuse. Tout est déballé, répertorié, pas de place ici pour l’aléatoire ou le hasard…

Les prothèses, les implants et le dispositif médical.

Le travail de la logistique de ce secteur représente une tâche précise et lourde.
La gestion de tout le matériel se subdivise en 3 systèmes de stockage :

     -le stock où le matériel est rangé ; les livraisons dans les services s’effectuent deux fois par jour, un premier départ à 13h et le dernier à 17h,

     -le dépôt à long terme : matériel consigné par les firmes (ex: pacemaker, stent, valve). Une fois l’intervention terminée, la prescription descend à la pharmacie ; chaque jour le pharmacien commande ce matériel ; le retour du matériel se réalise dans les 24H. Un système de traçabilité est pratiqué avec un code article et un n° de série.  On relève plus de 3000 articles individuels différents. La livraison du matériel est à la demande (par le Q.O.) tout au long de la journée.

  

      -le dépôt temporaire: ce matériel est commandé suite à une intervention programmée; il arrive la veille de l’intervention et les pièces non utilisées retourneront à la firme dès le lendemain. Ce système est utilisé principalement par l’orthopédie et l’endoscopie.

La dispensation des médicaments.

Par médicament, il faut entendre non seulement les spécialités pharmaceutiques mais également les préparations magistrales, les produits pharmaceutiques courants, les antiseptiques et désinfectants, le matériel médico-chirurgical stérile, les implants et prothèses, les médicaments en étude clinique, …  La première tâche qui surgit lorsque l'on essaie d'imaginer le travail du pharmacien hospitalier est bien évidemment la dispensation des médicaments.  Lors de l'installation d'une nouvelle unité de soins, il faudra d'abord élaborer un stock de service ou "dotation".  L'approvisionnement des médications destinées aux patients se fera sur base de prescriptions individuelles, de formulaires préimprimés dans le service d'imagerie médicale, de feuilles de lecture optique ou sur base d'encodages réalisés dans le service même (unité de soins intensifs, quartier opératoire).

La facturation.


Ces différents documents servent non seulement à la dispensation des médicaments et doivent être évidemment obligatoirement signés par un médecin avant dispensation, mais permettent également la facturation, de même que l'édition de la demande d'attestation pour un remboursement supplémentaire ainsi que la gestion des stocks de l'officine.

 


Les informations concernant les spécialités pharmaceutiques.

Le pharmacien dispense non seulement des médications mais des informations concernant celles-ci : usage, posologie (éventuelle adaptation en cas d'insuffisance rénale ou hépatique), effets secondaires, voie d'administration (per-os, intraveineuse, intramusculaire).  Ces informations sont diffusées verbalement ou lors de la reprise des médicaments au comptoir, ou encore par téléphone.

 

Le formulaire thérapeutique.


Le formulaire thérapeutique reprend la liste des spécialités médicamenteuses obligatoirement en stock et disponibles dans l'hôpital.  C'est le reflet de la stratégie pharmacologique de l'établissement.  Cette liste est disponible dans toutes les unités de soins et est régulièrement mise à jour. 
La constitution de cette liste est réglée au sein de la commission médico-pharmaceutique, du groupe de gestion de l'antibiothérapie (GGA), ou du comité de liaison alimentation – nutrition (CLAN).

 


La production.

  • Les solutions antiseptiques. 

La pharmacie assure la production régulière de solutions antiseptiques (alcool chirurgical, alcool iodé, solution de chlorhexedine alcoolique et aqueuse,…).  Les préparations magistrales individuelles sont également prises en charge.

  • Les solutions stériles de nutrition parentérale.

Certains patients dénutris ou incapables de s'alimenter doivent absolument être sustentés.  Pour cela, les éléments indispensables de la nutrition, à savoir les acides aminés, le glucose et les lipides, leur seront administrés par voie intraveineuse.  Le mélange, dit de nutrition parentérale, doit être de formulation précise, être stérile et évidemment prêt à l'emploi.  La préparation se réalisera dans une hotte à flux laminaire horizontal, elle-même placée dans un local exclusivement réservé à cet emploi.

 

 

  • Les solutions stériles de cardioplégie.

Elles sont utilisées lors des pontages aorto-coronaires.  Dans ce cas également, la préparation doit être d'une formulation précise, stérile et prête à l'emploi.  Elle sera également réalisée sous hotte à flux laminaire horizontal.

  • Les cures de chimiothérapie anticancéreuse.

Le traitement de certains cancers nécessite l'administration intraveineuse d'agents cytotoxiques.  A nouveau, la solution doit être d'une composition précise selon une posologie adaptée au poids du patient, stérile et prête à l'emploi.  Comme il s'agit ici d'agents dangereux, la préparation se fera sous hotte à flux laminaire vertical dans un local réservé à cet effet, l'UCRC : unité centrale de reconstitution de cytotoxiques.  De cette manière, on assure également la protection du préparateur. 
En plus de la réalisation d'une préparation de qualité, le pharmacien, à la demande du médecin, réalise un contrôle supplémentaire de la posologie et du schéma de traitement. 

  • Les anti-infectieux intraveineux.

Conjointement à la fourniture de cures de chimiothérapie et de mélanges de nutrition parentérale, notre  pharmacie assure également la reconstitution centralisée sous hotte à flux laminaire vertical de certains anti-infectieux intraveineux, dans un local spécifique, réservé à cette fonction (UCRI : unité centrale de reconstitution d'injectables ou CIVAS : Centralized Intravenous Additive Service).

  • Les autres injectables.

Antiémétiques, antiulcéreux et antidouleurs sont également reconstitués sous hotte à flux d'air laminaire vertical (UCRI, CIVAS).

 

 

 

LA COLLABORATION ET LES ENGAGEMENTS DE LA PHARMACIE.


Le pharmacien hospitalier est amené régulièrement à collaborer avec d'autres acteurs du milieu hospitalier, que ce soit la direction générale de l'hôpital, le médecin-chef, les différents médecins-chefs de service, le directeur des services infirmiers, le directeur administratif, le directeur financier, il pourra se voir inviter au conseil médical, au conseil infirmier, au comité de concertation ou encore au comité de gestion. Il est également présent dans diverses commissions où son expertise se révèle indispensable.

  • La stérilisation.

 

Un service de stérilisation centrale est généralement équipé de stérilisateurs à la vapeur (ou autoclaves).  Dans ce secteur, le rôle du pharmacien hospitalier est multiple.  Il assurera non seulement le contrôle des cycles de stérilisation à la vapeur, à savoir un minimum de 7 minutes à 134° ou 30 minutes à 121°, il règlera d'autre part avec l'infirmière-chef de ce service différentes modalités de désinfection et stérilisation en fonction du matériel reçu.

  • La radiopharmacie.

Une pharmacienne est en charge de la surveillance des radiopharmaceutiques (contrôle de qualité, traçabilité et préparation) en collaboration avec la médecine nucléaire.

  • Le comité du matériel stérile médico-chirurgical.

Ce comité composé de différents médecins et infirmiers décrète des choix concernant le matériel stérile simple ou sophistiqué.  Il se réunit généralement 6 fois par an et évalue le nouveau matériel disponible sur le marché.

  • Le comité d'hygiène hospitalière. 

Ce comité est composé d'un ou plusieurs infectiologues, d'un infirmier hygiéniste, de différents médecins et infirmiers, des ingénieurs de l'hôpital ainsi que d’un ou plusieurs pharmaciens hospitaliers.  Il veille au respect des normes d'hygiène et établit des règles de conduite en cas d'infections.

  • L’enseignement.

Le pharmacien participera à l'information et à la formation du personnel infirmier, notamment en prenant la parole lors de journées de formation continuée.  Il encadrera également des stagiaires en pharmacie, que ce soient des assistants pharmaceutico-techniques, des étudiants de 3e et 5e années ou encore des pharmaciens candidats spécialistes hospitaliers. Au 30 juin 2006, ce nombre s’élevait à 98.

  • La recherche.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 16 ans, ont été réalisés

     -143 exposés devant des publics professionnels, nationaux et internationaux,

     -34 posters scientifiques dans des congrès nationaux et internationaux et

     -88 publications dans la littérature scientifique nationale et internationale.

  • La formation continuée.

Chaque pharmacien hospitalier est tenu également de suivre  personnellement une formation continuée afin de se tenir au courant des évolutions dans tous les domaines qu'il aborde au cours de son travail.

  • La gestion financière.

Le budget d'une pharmacie hospitalière correspond généralement à 15 voire exceptionnellement à 20 % du budget global de l'hôpital.  Le pharmacien hospitalier chef de service devra réaliser régulièrement des bilans, proposer chaque année un budget d'investissement dans son service.  Il doit également établir des relations entre le coût des traitements médicamenteux et les pathologies auxquelles ils sont destinés.Ce rôle va s'intensifier suite à la mise en place de la forfaitarisation des spécialités pharmaceutiques en milieu hospitalier prévue pour le 1er juillet 2006.

  • Les gardes.

Le service de pharmacie hospitalière doit assurer une garde 24 h/24, 7 jours sur 7.  Celle-ci sera répartie sur les différents pharmaciens hospitaliers de l'équipe.  

 

  • Les nouveaux développements : la pharmacie clinique.

En septembre 2004, l'UCL a ouvert un DES en pharmacie clinique.
Cette ouverture est l'aboutissement d'une démarche entamée les années précédentes auprès d'universités canadiennes et françaises.
Cette spécialisation va permettre de développer les activités cliniques du pharmacien hospitalier et renforcer la présence pharmaceutique auprès des unités de soins et des patients.

 

Depuis le début des années 70, la pharmacie hospitalière a évolué de façon importante, passant d’une fonction d’acheteur-répartiteur à celle d’une dispensation de médications prêtes à l’emploi, adaptés aux besoins du patient. La pharmacie est en lien avec tous les autres corps professionnels de l’hôpital. L’arrivée de la pharmacie clinique va la rapprocher du patient.

 

 


 

En 2012, Monsieur J.-D. Hecq a édité un DVD  " Stabilité des médicaments injectables en perfusion. Edition 2012 30 ans de recherche bibliographique"

Ce DVD est disponible sur demande directe à l'auteur


Publications 2010

 

Bilan de 5 ans de 7ème Technique Qualification en Assistanat Pharmaceutico-technique Hospitalier. (Voir ici)

 

Détermination des paramètres pharmacocinétiques/pharmacodynamiques chez des patients sous haute dose de vancomycine en infusion continue. (Voir ici)

 

Evaluation of the appropriateness of prescribing of the intravenous combination amoxicillin/clavulanate in a teaching hospital. (Voir ici)

 

Interactions with anticancer agents in clinical practice: More frequent than we imagine. (Voir ici)

 

Tableau d'aide à la prescription et à l'administration de médicaments par sonde d'alimentation entérale. (Voir ici)

 


ACTIVITES DU DRUG STABILITY RESEARCH GROUP

 

 

Liste des publications et exposés

 

> Symposium du DSRG | "Vers une centralisation accrue et automatisée de la préparation des injectables" (14/10/2016)

 



 ARCHIVES

Au 22/01/2014

PUBLICATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES :     133+2 (Liste)

POSTERS :            122  (Liste)

EXPOSES :           204  (Liste)

Collaboration between hospital pharmacy, medical laboratory and Centre of biostatistics in stability assesment of drugs...

JEAN-DANIEL HECQ         commissions.pharmacie@uclouvain.be
PHARMACIEN HOSPITALIER
DOCTEUR EN SCIENCES PHARMACEUTIQUES
CHEF DE SERVICE
PHARMACIE HOSPTIALIERE
CLINIQUES UNIVERSITAIRES UCL DE MONT-GODINNE
B-5530 YVOIR – BELGIQUE