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Urologie

Informations générales -  Pathologies -

Présentation du service

Le service d’urologie est autonome depuis 1990, date à laquelle le professeur Francis Lorge l'a installé aux CHU Dinant Godinne.  Récemment, le service s’est agrandi pour accueillir le docteur Marcello Di Gregorio.  Le service est universitaire sur le plan de la technologie, mais aussi sur le plan de l’instruction et il fonctionne donc continuellement en collaboration avec les assistants d’urologie de l’UCL.

Informations générales

 

Permanents du service d'urologie                    
      
Docteur Marcello Di Gregorio

Professeur Francis Lorge

                                                                      
Personnel infirmier

Service hospitalier d’urologie (1 A)

Infirmière-chef :  Madame Laurence Martin
Tél. : 081/42 41 30
                                              
                       
Endoscopie

Infirmière-chef : Madame Anne Gillard  
Tél. : 081/42 32 70
                       
Consultation (prise de rendez-vous) Tél. : 081/42 38 00
                       
Secrétariat de la consultation (prise de rendez-vous) 081/42 38 00
Secrétariat administratif : Madame Ginette Poirrier
                                     Madame Karine Renotte
Tél. : 081/42 34 71
Fax : 081/42 34 79                                          
                                              
Consultations d’urologie générale assurées tous les lundis, mardis et jeudis

Professeur Lorge :

  • Mardi matin et après-midi
  • Jeudi matin et après-midi
  • Un lundi sur deux, matin et après-midi

Docteur Di Gregorio 

  • Lundi toute la journée
  • le 1er mardi de chaque mois l'après-midi

Consultation d’urologie pédiatrique

Le mercredi après-midi


 

        

 

        

 

        

 

        

 

        

 

        

 

         

 

Pathologies

Toutes les questions d’urologie que vous vous posez doivent être discutées avec votre médecin généraliste.  Ces pages n’ont pas pour but de vous permettre d’établir un diagnostic ou un traitement, mais simplement de vous informer sur certaines pathologies urologiques, dont vous aurez déjà, auparavant, discuté avec votre médecin généraliste.
Le médecin généraliste est la personne de référence dans la prise en charge (bilan, diagnostic et traitement) et votre orientation pour toutes les pathologies urologiques.  L’urologue est une personne de référence pour votre médecin généraliste.

Prostate - Vessie - Rein - Testicule - Dysfonction sexuelle - Lithiases & calculs - Incontinence - Urologie pédiatrique -
 

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est actuellement le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans. C’est aussi la 2e cause de mortalité par cancer. On estime que le cancer de prostate touchera un homme sur huit ; soit exactement la même proportion que le cancer du sein chez la femme.
Néanmoins, l’agressivité du cancer de prostate est très variable d’un sujet à l’autre. Certains cancers de prostate peuvent en effet évoluer très lentement sans modifier l’espérance  de vie du patient et donc sans justifier de traitement. D’autres cancers, par contre, sont plus agressifs, évoluent rapidement et nécessitent un traitement.
Cette morbidité très variable des cancers de prostate met en cause le bien-fondé du dépistage et rend plus difficile encore le choix du traitement optimal pour le patient. C’est ce qui explique toute la  polémique actuelle à propos du cancer de la prostate, de son dépistage précoce et de son traitement.
C’est pourquoi, l’Association belge d’urologie a souhaité une mise au point que nous rapportons ci-après
            

Le traitement du cancer de la prostate

Le traitement dépend de l’état d’avancement (c’est-à-dire du stade tumoral) de la tumeur : 

  • le stade T1 : correspond à une tumeur non palpable au toucher rectal;
  • le stade T2 : correspond à une tumeur palpable au toucher rectal mais qui ne 
    semble pas franchir la capsule prostatique;
  • le stade T3 : correspond à une tumeur qui a franchi les limites (capsule) de la 
      prostate ou qui envahit les vésicules séminales;
  • le stade T4 : correspond  à une extension régionale plus large, pouvant envahir le col vésical ou le rectum.

Seuls les cancers localisés de la prostate peuvent être guéris.

Les traitements de référence

  • Chirurgie : la prostatectomie radicale totale, c’est-à-dire l’ablation de la prostate dans sa totalité ainsi que des vésicules séminales, d'une partie du col vésical et des ganglions avoisinants.
    La chirurgie est le traitement de référence pour les cancers localisés (stade T1 et T2). Elle peut être pratiquée soit par voie coelioscopique, soit par voie classique (chirurgie ouverte). La voie coelioscopique est difficile et n’améliore pas les résultats ni cancérologiques (c’est-à-dire le pourcentage de guérison), ni fonctionnels (c’est-à-dire le pourcentage d’incontinence et d’impuissance).
    La qualité des résultats est directement proportionnelle à l’expérience du chirurgien.
    Après l’opération, le patient garde une sonde urinaire pendant 4 à 5 jours, le temps d’obtenir une bonne cicatrisation de la suture entre vessie et urètre.
    La durée d’hospitalisation est de 5 à 7 jours.
    Une kinésithérapie périnéale est suivie durant les premières semaines postopératoires pour tonifier le sphincter strié de l’urètre et améliorer ainsi le contrôle de la continence.
  • Chirurgie robotique: depuis 2008, nous pratiquons des prostatectomies radicales totales coelioscopiques avec assistance robotique. Cette technique permet d'allier les avantages de la chirurgie traditionnelle ouverte à ceux, bien connus, de la chirurgie coelioscopique (diminution des douleurs postopératoires, diminution du séjour hospitalier et diminution du temps de convalescence), tout en évitant les désavantages de la chirurgie coelioscopique, c'est-à-dire la longueur des instruments et la vision sur écran en seulement 2 dimensions. La chirurgie robotique représente un plus pour toutes les interventions nécessitant une minutie particulière ou réalisées dans un champ opératoire d'accès difficile, comme le petit bassin. Avec cette technique opératoire, l'image du champ opératoire est agrandie mais c'est surtout la vision en 3 dimensions qui facilite grandement tous les gestes opératoires. La précision du robot est extrême, permettant une dissection fine et atraumatique. Les sutures sont réalisées avec une aisance surprenante.

 

En savoir plus: La chirurgie robotique: une meilleure vision pour une précision optimale (Article paru dans Tempo Médical Octobre 2009)

  • La radiothérapie externe : consiste à irradier la région prostatique et ses zones de drainage lymphatique avec des rayons (photons, neutrons). Ces rayons provoquent des lésions au niveau  de l’ADN du noyau des cellules. Les cellules saines  possèdent un mécanisme réparateur et peuvent ainsi compenser les dommages subis. Ce mécanisme réparateur est moins efficace dans les cellules cancéreuses, de sorte que la radiothérapie entraîne préférentiellement la mort des cellules tumorales.
    La radiothérapie ne nécessite pas d’anesthésie. Le traitement est délivré pendant 7 à 8 semaines à raison de 5 séances par semaine.
     

Les alternatives thérapeutiques

  • La curiethérapie (ou brachythérapie ou encore radiothérapie interstitielle) : il s’agit de l’implantation de grains radio-actifs dans la prostate pour irradier et donc détruire les cellules cancéreuses.
    Ce traitement est réalisé sous anesthésie loco-régionale ou générale.

Les tumeurs avancées

Elles justifient un traitement hormonal, soit chirurgical (castration), soit pharmacologique sous forme d’injections  et/ou de comprimés. 
Dans certains cas, une chimiothérapie peut également être envisagée.
Tous nos cas de cancers de prostate sont discutés à notre staff multidisciplinaire d’urologie oncologique en présence des médecins traitants.

Hyperthrophie bénigne de la prostate

La prostate est une glande qui entoure le canal urinaire, à sa sortie de la vessie (urètre prostatique).  La taille normale de la prostate est comparable à celle d’une châtaigne (20g).  La taille de la prostate augmente de manière physiologique, avec l’âge, et peut occasionnellement être responsable de troubles urinaires. 
Les symptômes d’une hypertrophie (ou hyperplasie) bénigne de la prostate sont classiquement décrits comme du « prostatisme », c’est-à-dire des difficultés de vidange vésicale, une diminution de la force du jet, une vidange vésicale en deux temps et le besoin de se relever la nuit pour uriner (nycturie). 

La taille de la prostate importe moins que la répercussion qu’elle entraîne sur la vidange de la vessie et l’inconfort qu’elle occasionne au patient (la glande prostatique entoure le canal urinaire et l’augmentation de sa taille peut entraîner une diminution du calibre de l’urètre) et l’inconfort qu’elle occasionne au patient.  Le volume de la prostate est surtout intéressant pour votre urologue, pour assurer un suivi adéquat et évaluer les différentes options thérapeutiques.

Le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate est d’abord médicamenteux.  De nombreux médicaments permettent de réduire la symptomatologie urinaire liée à cette pathologie.  Votre médecin généraliste peut vous conseiller.  Si les symptômes ne cèdent pas avec les médicaments ou s’ils récidivent, il est important de recontacter votre médecin généraliste qui évaluera la nécessité d’un bilan complémentaire.

Le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate peut également être chirurgical en cas, par exemple, de contre-indication au traitement médicamenteux ou d’inefficacité de celui-ci.  Le traitement chirurgical consiste en un évidement de la glande prostatique (résection de l’adénome de la prostate, tout en gardant intacte la capsule prostatique).  Ce type d’intervention n’est pas une ablation totale de la glande prostatique (comme dans la chirurgie du cancer de la prostate) et nécessite donc de poursuivre un suivi annuel prostatique en postopératoire.

Depuis 2008, nous pratiquons la résection bipolaire de l'adénome de la prostate permettant de diminuer l'importance des pertes sanguines mais aussi la durée du sondage vésical et la durée de l'hospitalisation réduite à 24 heures postopératoires. Cette technique est également d'une grande utilité pour les patients sous traitement anticoagulant ou anti-agrégant, ceux-ci pouvant même ne pas être interrompus dans certains cas avant d'envisager la résection bipolaire.

Si vous avez des questions sur ce sujet, contactez votre médecin traitant pour en discuter.

Le cancer de la vessie

Le cancer de la vessie est la 4e cause de mortalité par cancer dans notre pays.
Le premier signe de cette maladie est souvent l’hématurie (sang dans les urines).  Toute élimination de sang dans les urines, même un premier épisode, doit être mise au point par le médecin généraliste, même en l’absence d’autres symptômes. 
Les polypes vésicaux sont la manifestation clinique endoscopique de la maladie urothéliale (précancer ou cancer vésical).  Le diagnostic de certitude et la stadification se font par analyse anatomo-pathologique, après résection endoscopique de la lésion. 

Le traitement initial des polypes de vessie est la résection endoscopique.  Cette intervention se fait sous anesthésie loco-régionale ou générale et nécessite une hospitalisation variant de 1 à 4 jours, en fonction de la taille de la lésion. 

Les tumeurs superficielles de vessie ont tendance à récidiver.  Dans certains cas, des instillations endovésicales de BCG (bacille de Calmette-Guérin ou vaccin de la tuberculose) ou de certaines chimiothérapies peuvent être réalisées pour tenter de diminuer le risque de récidive.  Un contrôle attentif et régulier par endoscopie (cystoscopie) est nécessaire après toute résection de polype de vessie, pendant plusieurs années.

Les tumeurs infiltrantes de vessie (cancer infiltrant) sont très agressives.  Le traitement standard d’une tumeur infiltrante de vessie est la cystectomie radicale.  Cette chirurgie mutilante doit être accompagnée d’un geste de dérivation urinaire (urostomie, poche externe ou vessie de remplacement, poche interne). 
Certains cancers de vessie sont localement avancés lors du diagnostic.  Dans certaines situations, une chimiothérapie complémentaire, éventuellement déjà en préopératoire, peut être envisagée.

Les cancers de vessie sont discutés au cours du staff pluridisciplinaire d’urologie-oncologie-radiothérapie, en collaboration avec les médecins généralistes.

Cancer du rein

Le cancer du rein est une maladie relativement rare.  C’est une maladie agressive qui se manifeste parfois par des symptômes généraux (fatigue intense, perte de poids, anémie) et plus rarement par des douleurs.  Le plus souvent, le diagnostic du cancer du rein se fait lors d’un examen radiologique réalisé pour une autre raison (découverte « fortuite »). 

Le bilan du cancer du rein doit être extensif, à la recherche d’une localisation secondaire.  Si ce bilan est rassurant, la prise en charge la plus souvent proposée est la néphrectomie (partielle ou totale).  Il s’agit de l’ablation chirurgicale soit de la tumeur ou d’une partie du rein, soit de l’entièreté du rein.  Cette intervention peut être réalisée soit par incision chirurgicale, soit par laparoscopie, en fonction, entre autre, de la lésion.

Les cancers du rein sont discutés au cours du staff pluridisciplinaire d’urologie-oncologie-radiothérapie, en collaboration avec les médecins généralistes.

Cancer du testicule

Le cancer du testicule est le cancer le plus fréquent de l’homme jeune, mais relativement rare (+/- 100 nouveaux cas par an en Belgique). 
En cas de gonflement des bourses (scrotum) ou de palpation d’une « boule » sur un testicule, vous devez d’urgence vous présenter à votre médecin traitant (surtout si vous avez des  antécédents d’orchidopexie, c'est-à-dire une d'une opération pour descendre le testicule dans les bourses).

Le cancer du testicule est le plus souvent curable.  La chirurgie consiste en l’ablation de la lésion ou de l’ensemble du testicule (orchidectomie).  En fonction du type de tumeur et du bilan d’extension, une chimiothérapie complémentaire peut être nécessaire. 

Si la tumeur a envahi les ganglions lombo-aortiques, une intervention complémentaire peut parfois être nécessaire pour procéder à l’ablation de cette masse tumorale secondaire (curage ganglionnaire rétropéritonéal).

Les cancers du testicule sont discutés au cours du staff pluridisciplinaire d’urologie-oncologie-radiothérapie, en collaboration avec les médecins généralistes.

Syndrome de la jonction pyélo-urétérale

L’élimination des urines par les reins se fait par une tubulure qui part du rein et rejoint la vessie.  Cette tubulure peut, chez certaines personnes, présenter un rétrécissement, à la sortie du rein.  Il s’agit soit d’un rétrécissement par une « cicatrice » interne à l’uretère, soit par compression externe, par exemple par une artère polaire inférieure (artère accessoire du pôle inférieur du rein). 

Une prise en charge chirurgicale n’est nécessaire qu’en cas de symptômes (douleurs, infection) ou d’altération de la fonction rénale.  Le traitement peut parfois être réalisé par voie endoscopique (endopyélotomie) ou par voie chirurgicale (pyéloplastie).  Cette dernière option thérapeutique est généralement réalisée par laparoscopie. 

Dysfonction sexuelle

La dysfonction sexuelle doit être discutée avec le médecin traitant qui pourra très souvent vous aider et bien vous orienter.

Les troubles de l’érection peuvent survenir pour plusieurs raisons.  Il existe des phénomènes vasculaires périphériques qui peuvent expliquer une partie de ces symptômes.  L’artériosclérose est l’exemple le plus frappant.  Certains médicaments peuvent aussi aggraver ou déclencher des troubles de l’érection.  Il est donc essentiel que vous discutiez de ce symptôme avec votre médecin généraliste. 

Les troubles de l’éjaculation peuvent également être liés à différentes causes.  Certaines opérations (chirurgie prostatique) et certains médicaments peuvent en être responsables. 

Les troubles d’érection, comme la courbure de la verge (maladie de La Peyronie), peuvent également être pris en charge et doivent également être discutés avec le médecin généraliste.

Les troubles de l’érection et de l’éjaculation peuvent toujours être pris en charge.  Une approche pluridisciplinaire est souvent nécessaire et l’avis d’une équipe de sexologie est souvent recommandé, soit pour le patient seul, soit pour le couple.  Certaines pathologies métaboliques (ex. : endocrinologiques) peuvent être mises en évidence lors du bilan.  Certains médicaments, dans certaines circonstances, peuvent parfois améliorer ces troubles. 

Il existe des contre-indications à certains de ces médicaments, raison pour laquelle une liste complète des médicaments habituels (ou exceptionnels) doit être dressée et analysée avant la décision thérapeutique.  En particulier, les dérivés nitrés sont contre-indiqués avec les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5.

Rappel : le tabac est le premier responsable de la dysfonction sexuelle

Les lithiases ou calculs urinaires 

C’est une maladie fréquente dans les pays industrialisés qui touche +/- 5 % de la population. Lorsqu’un calcul migre depuis le rein vers la vessie, il peut rester coincé et provoquer ainsi un obstacle à l’écoulement des urines et engendrer une violente douleur lombaire.

Fort heureusement, la majorité (c’est-à-dire 85 %) des calculs sont  de petite taille et donc facilement éliminés soit spontanément, soit avec l’aide d'un traitement médical. Les autres calculs nécessitent une prise en charge thérapeutique.

La lithotritie extracorporelle

Née en 1980, la lithotritie extracorporelle consiste à focaliser des ondes de choc sur le calcul, à travers le corps humain, sans anesthésie, et en ambulatoire.
Le traitement dure ± 45 minutes.

Depuis 1980, de nombreux lithotripteurs sont apparus sur le marché. Ils se différencient par la nature des ondes de choc qu’ils génèrent et par le système de repérage du calcul qu’ils utilisent (échographique ou radioscopique).
80 % des lithiases peuvent être traitées par la lithotritie extracorporelle, quelle soit leur localisation ou leur composition.

L’urétéroscopie

C’est l’extraction de la lithiase, par les voies naturelles. Pour introduire l’urétéroscope dans l’uretère, c’est-à-dire le canal qui relie le rein à la vessie, il faut parfois « préparer » l’uretère par la mise en place d’une sonde urétérale (sonde JJ) qui permet de dilater l’uretère.
Via l’urétéroscopie, le calcul peut être soit extrait, soit cassé sur place par laser ou par ultrasons.

La néphrolithotomie percutanée

Les cavités pyélocalicielles sont explorées directement via un trajet à travers la paroi lombaire. Le ou les calculs sont cassés, puis retirés à la pince. Cette procédure est réalisée sous anesthésie générale, au cours d’une hospitalisation de 3 – 4 jours.
Elle est réservée aux calculs trop volumineux pour être traités par lithotritie extracorporelle ou qui résistent à la lithotritie extracorporelle.

L’incontinence urinaire 

Il s’agit là d’un problème de société dont l’ampleur s’accroît d’année en année compte tenu du vieillissement de la population. En Belgique, c’est plus de 600.000 personnes qui souffrent d’une forme d’incontinence urinaire, ce qui représente 3 % des hommes et près de 20 % des femmes.

Il est important de souligner l’impact psychologique et social énorme de l’incontinence urinaire. La honte est le premier sentiment qu’éprouvent les personnes incontinentes et seulement 20 % d’entre elles rapporteront leurs fuites urinaires à leur médecin.

Si vous êtes concerné par ce problème, parlez-en à votre médecin traitant, car il existe actuellement plusieurs moyens thérapeutiques efficaces.

On distingue différentes formes d’incontinence urinaire et notamment l’incontinence d’effort par opposition à l’incontinence par impériosité.
 

L’incontinence urinaire d’effort survient secondairement à une augmentation de la pression abdominale, par exemple à la toux, à l’éternuement, lors du soulèvement de certaines charges ou lors de certains efforts physiques ou sportifs.

Ce type d’incontinence au stade débutant peut se traiter par des exercices de tonification périnéale. A un stade plus avancé, la mise en place d’une bandelette synthétique sous l’urètre et indiquée. Il s’agit là d’une intervention chirurgicale mineure, pratiquée à l’hôpital de jour sous anesthésie générale ou loco-régionale. Une incision vaginale de quelques millimètres suffit pour introduire la bandelette.

Pour les cas plus compliqués, la mise en place d’un sphincter urinaire artificiel peut être nécessaire. Dans d’autres cas, des injections para-urétrales de collagène ou de macroplastiques peuvent être envisagées.
 

L’incontinence urinaire par impériosité c’est-à-dire la perte d’urines survenant rapidement après la sensation de devoir uriner et ce, indépendamment de tout effort physique. Ce type d’incontinence doit être mis au point et peut être corrigé par certains médicaments, voire l’injection de toxine botulique « Botox » au niveau vésical.

L’incontinence urinaire chez la femme est parfois associée à une descente (ou prolapsus) de la vessie : c’est la cystocèle.
 

La cystocèle : il s’agit d’une descente de la vessie (apparition d’une boule intravaginale) qui sera surtout remarquée en fin de journée ou à la suite d’efforts physiques ou de station debout prolongée.
Outre l’inconfort local que cette cystocèle peut entraîner, une mauvaise vidange de la vessie peut aussi se manifester et occasionner des mictions fréquentes, urgentes et même parfois  de l’infection urinaire (cystite).

Si vous remarquez une anomalie lors de votre toilette intime, parlez-en à votre médecin traitant.
Une solution chirurgicale est souvent nécessaire et réalisable soit par voie vaginale, soit par voie coelioscopique au cours d’une courte hospitalisation. 

UROLOGIE PEDIATRIQUE
 

Phimosis

Rétrécissement de la peau du prépuce, rendant le décalottage difficile, incomplet voire impossible.

Traitement :
Local (crème cortisonnée)
Plastie prépuce 
Circoncision
 

Frein court

Présence d’une adhérence préputiale au niveau de la partie ventrale de la verge, rendant le décalottage et/ou les rapports difficiles et/ou douloureux.  Ce frein court peut parfois se rompre lors des premiers rapports sexuels et entrainer une hémorragie locale souvent très impressionnante (traitement urgent : compression locale à la main et repos allongé sur le dos).

Traitement :
Plastie du frein du prépuce (anesthésie locale)
 

Enurésie

Incontinence urinaire le plus souvent nocturne.  Elle peut être primaire, lorsque l’enfant n’a jamais été propre ou secondaire dans le cas contraire.  Cette pathologie est fréquente et ne doit pas être surmédicalisée.  Le plus souvent, le respect d’un horaire mictionnel strict (l’enfant doit uriner à toutes les récréations pendant la journée et maximum toutes les 2 heures à la maison), la restriction des boissons après le souper et l’apprentissage à la miction de repos (« prendre son temps » et « sans stress ») peuvent suffire à relâcher la vessie pendant la nuit et obtenir une amélioration des symptômes.  Le matelas-alarme et le réveil systématique de l’enfant en début de nuit peuvent parfois donner de bons résultats.  Les médicaments doivent être réservés aux enfants qui n’ont pas répondu aux mesures hygiéno-diététiques.  Une mise au point complémentaire et un support psychologique sont parfois nécessaires.
 

Cryptorchidie

Les testicules doivent être localisés au fond des bourses (scrotum).  Un testicule non descendu est un risque de complications et en particulier de diminution de fonctionnement. 

Traitement:
Orchidopexie (le testicule est descendu, chirurgicalement, au fond du scrotum et y est fixé).
 

Hernie inguinale congénitale (hydrocèle de l'enfant)

La hernie congénitale est une pathologie de l’enfant.  Il s’agit d’une communication naturelle chez le fœtus qui doit disparaître chez l’enfant.  Cette communication entre le sac qui entoure les intestins et celui qui entoure le testicule peut produire un gonflement autour du testicule, qui peut être plus important à certains moments de la journée. 

Traitement:
Fermeture chirurgicale de cette communication.
 

Hypospade

L'hypospade, ou hypospadias, est une malformation fréquente de l'urètre distal (canal urinaire) et de la verge. Elle ne touche que le garçon.  Le méat urétral, au lieu de s'aboucher à la partie distale de la verge, au bout du gland, s'abouche ventralement sous la verge, à un niveau plus ou moins proche de la racine de la verge. Il existe plusieurs formes anatomiques dont la gravité va croissante en fonction de la localisation.                                                     

Traitement:
Le traitement est le plus souvent chirurgical (cure d’hypospade).
 

Varicocèle

La varicocèle est une dilatation du réseau veineux spermatique, situé à la partie supérieure du testicule.  Elle peut entraîner une diminution de la taille du testicule et éventuellement une perte de fonction. 

Traitement:
Cure chirurgicale de varicocèle
 

Reflux vésico-urétéral

Le reflux vésico-urétéral est une pathologie fréquente de l’enfant.  Il touche plus les petites filles que les garçons.  Il est le plus souvent diagnostiqué dans la jeune enfance, souvent suite à un épisode d’infection urinaire grave (pyélonéphrite).  Il s’agit d’une défaillance du système de « valve anti-reflux » qui doit normalement empêcher les urines de retourner de la vessie au rein.  Les urines proviennent des reins, sont éliminées par les uretères, jusque dans la vessie et ne doivent pas remonter dans l’uretère.  La sévérité du reflux dépend de l’importance du reflux et de la récidive ou non d’une infection grave sous traitement antiseptique urinaire continu.  En effet, tant que le reflux n’est pas guéri, un traitement antiseptique urinaire doit être poursuivi, quotidiennement, pour éviter la récidive infectieuse.  Le reflux vésico-urétéral peut parfois s’arranger avec l’âge et une surveillance attentive est souvent une alternative valable et efficace à la chirurgie

Traitement:
Injection endoscopique de deflux (reflux de bas grade)
Cure anti-reflux chirurgicale