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Chirurgie orthopédique

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Présentation du service


Le service d’orthopédie de Mont-Godinne assure la prise en charge des pathologies de l’appareil locomoteur.

Souvent cette prise en charge sera chirurgicale; mais, dans certains cas, le traitement restera non chirurgical et sera effectué lors des consultations (appareils plâtrés, corsets, attelles, infiltrations et kinésithérapie).

Les pathologies plus spécialisées sont prises en charge par les membres du service selon leurs spécificités individuelles et en collaboration avec le service de neuro-chirurgie pour certaines pathologies traumatologiques du rachis.


Informations générales


Consultations d’orthopédie B (rez-de-chaussée): 081/42 38 09   -   081/42 38 10
 
Consultation de plâtres – traumatologie (rez-de-chaussée)   : 081/42 38 08

Secrétariat d’orthopédie : 081/42 30 81

Etage d’hospitalisation : 081/42 64 21

Service de kiné ortho : 081/42 47 90

Le service d’orthopédie de Godinne compte 3 chirurgiens temps plein, 3 consultants et 1 assistant spécialiste.

 

Professeur Jean Legaye, chef de service (ff), chargé de cours
•    Chirurgie du rachis : pathologies dégénératives (arthrose) et malformatives (spondylolyses, scolioses)
•    Pathologies dégénératives articulaires : prothèses de hanche et de genou, ostéotomies
•    Pathologies septiques, reprises de prothèses
•    Navigation rachis – genou - hanche

Docteur Philippe De Cloedt, chef de clinique
•    Chirurgie du membre inférieur : prothèses de hanche, de genou, ligamento-plasties
•    Chirurgie de correction de l’avant-pied: hallux valgus, orteils en marteau
•    Chirurgie de la spasticité : par ténotomies, transfert tendineux ou neurotomie

Docteur Patricia Lenfant, praticien hospitalier
•    Chirurgie du membre supérieur : épaule, acromioplasties, sutures et plasties tendineuses, arthroscopies, prothèses d’épaule
•    Coude : épicondylites, arthroscopies
•    Main (excepté les réimplantations): canal carpien, doigt à ressaut, Dupuytren

Docteur Dominique Anciaux (Chef de clinique)
•    Chirurgie du membre inférieur: prothèse de hanche par voie en traction, genou, pied (Voir consultations)
•    Interventions: 1 jeudi/2, un vendredi/2 et Hôpital de jour chirurgical (HCJ) le dernier vendredi de chaque mois. Consultations au Centre de Médecine spécialisée d'Erpent

 

Docteur Sandrine Hurlet, consultante
•    Chirurgie de la main et du membre supérieur

Docteur Jean-Louis Leflot, consultant
•    Chirurgie du rachis : arthrodèses, laminectomies, abords antérieurs ou combinés, prothèses discales

Docteur Philippe Ledoux, consultant
•    Médecine d’expertise

Docteur Delphine Wautier

  MATIN APRES-MIDI
Lundi 

Dr De Cloedt, Dr Lenfant, Dr Anciaux

Dr De Cloedt, Dr Lenfant, Dr Anciaux
               
Consultation de plâtres-traumatologie

Mardi

Pr. Legaye, Dr Lenfant, Dr Hurlet, Dr Anciaux

Pr. Legaye, Dr Lenfant, Dr Anciaux
Mercredi Médi-Meuse: Dr Anciaux
Dr Lenfant
                
Consultation de plâtres-traumatologie
JeudiPr. Legaye, Dr Anciaux 1s/2
Pr. Legaye, Dr Anciaux 1s/2
Vendredi

Dr De Cloedt, Dr Lenfant, Dr Anciaux 1s/2

Dr De Cloedt, Dr Lenfant, Dr Anciaux 1s/2
                
Consultation de plâtres-traumatologie

 

 

 

 

Pathologies, techniques et traitement 

 

Navigation en orthopédie     Pathologie du dos de l'enfant     Canal lombaire étroit     Lésions des ménisques     Arthroscopie du genou     Prothèse de hanche     Prothèse de genou

La navigation en chirurgie orthopédique.

La « navigation chirurgicale » est utilisée en orthopédie depuis plusieurs années afin d’améliorer le précision de la pose d’implants tels que vis dans les vertèbres, des prothèses de genou ou de hanche. Cette technologie permet de travailler sur des images virtuelles numériques reproduisant l’anatomie du patient, sur lesquelles sont figurés les instruments chirurgicaux ou les prothèses, et cela en temps réel.

En plus du gain de précision, le temps d’exposition aux rayons X s’en trouve grandement réduit, ce qui est profitable à la fois pour le patient et pour le personnel soignant infirmier et médical. Utilisée depuis plusieurs années pour la mise en place de vis dans les pédicules des vertèbres, la navigation a permis de réduire de 75 % le taux de positionnement inadéquat et les complications inhérentes à cette technique autrefois réalisée à l’aveugle selon l’expérience du chirurgien. Divers développement sont actuellement en cours au sein du service pour y adjoindre une aide à la restauration de la cambrure idéale de la colonne vertébrale, appropriée à chaque patient.

Les prothèses du genou bénéficient également de la navigation. En plus d’un positionnement au degré et au millimètre près (contre une variabilité de 6 à 8 degrés dans les techniques classiques), la navigation permet une analyse et un traitement précis de l’équilibre ligamentaire de l’articulation, facteur de la réussite de l’intervention et de la satisfaction du patient.

Très prochainement, les prothèses de hanche pourront aussi en bénéficier dans le but de limiter les facteurs de luxation ou les différences de longueur des membres. D’autres interventions, telles que les ligamento-plasties du genou, seront aussi réalisées à l’aide de cette technique d’avenir, pour laquelle le service est à la pointe, non seulement en clinique, mais aussi en recherche.

 

 

 

 

 

Pathologie du dos de l'enfant

Les pathologies du rachis chez l'enfant surviennent généralement à l’âge de la puberté, durant laquelle la croissance de la colonne vertébrale est rapide. Il est donc important d’être attentif au dépistage des déformations à cet âge. Le contrôle d’une déformation type scoliose doit également être constant durant cette période péri-pubertaire.

La scoliose


  

  

Il s’agit d’une déformation de la colonne vertébrale tridimensionnelle, amenant des « colonnes en S ». Elle concerne 7 fois plus les filles que les garçons. Il faut cependant distinguer l’attitude scoliotique (défaut postural simple sans déformation vertébrale, suite à une inégalité de longueur des membres inférieurs par exemple, donc souple et corrigé facilement) et la vraie scoliose structurale (avec déformation des vertèbres, torsions et rotations entraînant les côtes amenant une « bosse latérale » facilement reconnaissable lorsque l’enfant se penche en avant).

 


  
Evolution - Traitement

 

La scoliose peut évoluer ou non, selon un rythme qui lui est propre durant la croissance. Une surveillance régulière tous les 6 à 8 mois jusqu'en fin de croissance s'impose.

Le traitement comporte des séances de kinésithérapie appropriée et de rééducation. Si une aggravation est constatée, l'enfant doit porter un corset correcteur jusqu'à la fin de sa croissance (jour et nuit d’abord, puis uniquement la nuit en fonction de la vitesse évolutive de la scoliose et de la période de croissance). Ce traitement a pour but de maîtriser l’évolution de la déformation jusqu’à la fin de la croissance.

 


    

 

Dans certains cas, si ce traitement s’avère insuffisant ou que la déformation est à une angulation importante, une intervention chirurgicale est nécessaire. Elle consiste à redresser et rééquilibrer la colonne vertébrale et à greffer les vertèbres les unes aux autres. L'opération de la scoliose évite l'aggravation de la déformation avec la croissance chez l'enfant et dans le temps chez l'adulte. Néanmoins, malgré la mise en oeuvre des techniques modernes et de tout le soin apporté à l'intervention, le résultat idéal ne peut pas être prévu à 100% car la médecine n'est pas une science exacte. Particulièrement, le résultat sur les douleurs peut être variable et la persistance de celles-ci n'est pas à exclure.

 


La survenue de complications est possible pendant et après les opérations pour scoliose. Il est très difficile d'être complet dans la description de toutes les complications, d'autant que certaines peuvent être inconnues à ce jour.
• La paralysie des membres, partielle ou totale, temporaire ou définitive, est rare (moins de 1 %).
• Une brèche dans l'enveloppe (méninge) qui entoure les nerfs est possible.
• Des saignements anormaux peuvent entraîner la nécessité d'une transfusion. Un appareil permettant de recueillir le sang durant l'opération permet de diminuer le risque de contaminations virales.
• De manière très exceptionnelle, le décès peut survenir, dû à une hémorragie, à une embolie pulmonaire ou à une cause inconnue.
• Des complications digestives (ulcère de l'estomac ou de l'oesophage) peuvent survenir après toute chirurgie.
• A la suite de la position sur la table pendant l'intervention, des compressions au niveau d'un membre ou des yeux (risque de cécité) peuvent se produire exceptionnellement.
• Une infection pulmonaire, des troubles digestifs, des troubles sexuels surtout chez l'homme (trouble de l'éjaculation), des douleurs sur la cicatrice ou sur la prise des greffons osseux.
• L'infection de la région opérée peut nécessiter une nouvelle intervention. Les précautions d'asepsie et les antibiotiques ont très nettement diminué le taux de ces complications.
• Le lâchage d'un crochet ou l'arrachement d'une vis peut survenir précocement et obliger à une intervention pour sa remise en place.
• La non-consolidation de la greffe peut parfois être observée plusieurs mois ou années après l'opération, surtout chez l'adulte et entraîner la rupture des tiges. Une nouvelle greffe est le plus souvent nécessaire.
• La survenue d'une arthrose ou d'une déformation évolutive au-dessus ou au-dessous de la greffe plusieurs année après l'opération est possible. Une extension du montage peut être proposée.

 

Mises au point

La responsabilité du cartable dans les troubles de croissance n'a jamais été démontrée. Des charges trop lourdes peuvent cependant être cause de lombalgies. Il faut privilégier le sac à dos plutôt que le sac en bandoulière.

Les sports recommandés pour la colonne vertébrale : tous les sports sont autorisés s’ils sont bien pratiqués. Même si l'enfant a une scoliose évolutive et porte un corset, il faut lui laisser poursuivre une activité sportive. La natation est cependant l’activité de choix pour la colonne vertébrale.

 

 

 

 

 

Canal lombaire étroit

Il s’agit d’un rétrécissement d'une sténose du canal lombaire central de la colonne vertébrale, souvent dans sa partie basse, responsable d'une compression des racines nerveuses qui y cheminent. Ce rétrécissement a pour conséquence des douleurs dans les membres inférieurs à la marche, calmée par le repos et la position assise, mais absente lors de la pratique du vélo. Il s’ensuit une diminution du périmètre de marche. Le diagnostic différentiel doit être fait avec une pathologie artérielle, qui peut offrir la même symptomatologie.

Traitement

Dans un premier temps, si la compression est faible et les risques neurologiques absents, une série de péridurales thérapeutiques peut améliorer, voire totalement amender les symptômes périphériques dans les membres inférieurs. L’évolution ultérieure ou le type de réponse à ce traitement indique parfois un traitement chirurgical. L'intervention chirurgicale de libération dite « laminectomie »  consiste à redonner au canal lombaire un calibre suffisant et à supprimer toute compression au niveau des racines nerveuses. Sera éventuellement associée la mise en place de « vis et tiges » et de fusions vertébrales si une instabilité ou une déformation corrigeable l’impose.

Après l'intervention, vous serez couché sur le dos, mais rapidement vous serez autorisé à vous remettre debout et à marcher. Les kinésithérapeutes vous aideront à faire travailler les principaux muscles de vos membres inférieurs et vous apprendront les manoeuvres utiles pour vous lever, vous coucher, vous asseoir, vous baisser sans risque pour votre dos. Il pourra être indiqué que vous portiez un corset de maintien qui sera réalisé dans les jours qui suivent l'opération. La sortie de l'hôpital sera envisagée dès que vous aurez retrouvé une certaine autonomie.

Cette intervention, dans un centre spécialisé, est devenue courante. Elle assure de bons résultats de manière régulière sur les douleurs par compression neurologique. Toutefois les douleurs lombaires seront peu modifiées, la colonne vertébrale restant arthrosique. Les complications sont exceptionnelles mais peuvent être graves et même mettre en jeu la vie du patient.

Mis à part les complications propres à l'anesthésie, des complications spécifiques peuvent être rencontrées:

  • Constipation postopératoire durant 5 à 6 jours, pour laquelle un traitement spécifique vous sera prescrit.
  • Retenue des urines nécessitant la pose d'une sonde urinaire.
  • Hématome superficiel, pouvant nécessiter une évacuation chirurgicale.
  • Infection locale, traitée médicalement ou chirurgicalement.
  • La réalisation d'une brèche du sac méningé contenant les racines nerveuses provoquant une fuite de liquide entraînant des maux de tête qui disparaissent après 3 à 4 jours de position couchée.
  • Hématome profond pouvant comprimer de manière rapide et importante les nerfs et nécessitant une ré-intervention en urgence.
  • Infection profonde du sac (méningite), d'un corps vertébral ou d'un disque intervertébral (spondylodiscite).
  • Lésion neurologique chirurgicale pouvant laisser des séquelles irréversibles.
  • Lésion des gros vaisseaux sanguins passant en avant de la colonne et provoquant une hémorragie importante.
  • Compression du globe oculaire pouvant aboutir à la cécité.

 

 

 

 

 

 

Lésions des ménisques

Chaque genou possède deux ménisques : un ménisque interne et un ménisque externe. Le ménisque est un petit cartilage en forme de "croissant de lune" situé entre le fémur et le tibia. Il a un rôle de cale, stabilisant le genou, et un rôle d'amortisseur. Une lésion méniscale isolée ne retentit cependant pas beaucoup sur la stabilité du genou tant que les ligaments sont intacts, mais elle entraîne un risque d'arthrose plus tard.


 

Les lésions traumatiques des ménisques surviennent à la suite d'une torsion brutale du genou (entorse) ou bien lors d'une hyper utilisation du genou sans notion traumatique évidente. Le ménisque peut se fissurer ou se déchirer, entraînant des douleurs du genou, un gonflement et même parfois un blocage lorsque le ménisque se coince dans l’articulation.

En cas de vieillissement du ménisque (dans le cadre de l’arthrose), le ménisque est fréquemment abîmé. Les douleurs sont progressives et surviennent par épisodes. Les lésions du ménisque sont alors associées à une usure du cartilage au niveau du fémur et du tibia. Il importe de diagnostiquer cette atteinte cartilagineuse car elle peut être responsable de douleurs résiduelles. L’évolution de l’arthrose est en tous cas inéluctable, la régularisation du ménisque permettant cependant de limiter les douleurs liées au ménisque (pas celles liées à l’usure du cartilage proprement dit).

 

 

 

 

Arthroscopie du genou

L’arthroscopie est une technique permettant de réaliser des gestes à l’intérieur d’une articulation sans ouverture importante : deux ou trois petites incisions tout au plus. Par un des orifices, un trocart optique est introduit dans la cavité articulaire (apport de lumière froide, imagerie à l’aide d’une caméra). Par l’autre, des instruments chirurgicaux permettent d’intervenir, sous contrôle de la vue.

La majorité des arthroscopies est réalisée pour des pathologies des genoux : lésions méniscales, plasties des ligaments croisés, pathologies arthrosiques de la rotule ou fémoro-tibiales).  L’intérêt de cette technique est de ne pas ouvrir l’articulation, facilitant par là l’évolution et la rééducation. Dès lors, beaucoup sont réalisées en hôpital de jour. Elles requièrent cependant les mêmes précautions que la chirurgie « à ciel ouvert » (asepsie, prévention des phlébites…)
De nombreuses pathologies du genou peuvent à ce jour bénéficier des techniques arthroscopiques pour leur traitement chirurgical. La plupart des cas de pathologie méniscale, traumatique ou liée à l’arthrose, sont traités de cette manière. Un geste sur le cartilage est également possible. Certaines techniques ligamentoplastie des ligaments croisés ont aussi vu leur précision augmenter grâce à l’arthroscopie.


 

D’autres articulations peuvent également être traitées par arthroscopie :

  • L’épaule : sutures de coiffe des rotateurs, acromioplasties, traitement des luxations récidivantes.
  • Le coude : coude étranger articulaire.
  • La hanche : ostéochondromatose.
  • La cheville : ostéochondrite astragalienne.
  • Le poignet.

 

 

 

Prothèse de hanche

L’arthrose de hanche

L’arthrose de hanche, ou coxarthrose, touche 2 à 5 % de la population entre 40 et 80 ans. C’est l’usure du cartilage sur la tête du fémur et le cotyle (versant articulaire du bassin). Elle peut être secondaire à une malformation, un traumatisme, une nécrose de la tête fémorale ou être primitive. L’évolution en est inexorable, mais variable en rapidité d’un sujet à l’autre (de quelques mois dans sa forme destructrice rapide, à 15 ans). L’atteinte est souvent bilatérale. La mise en place d’une prothèse de hanche remplace les 2 parties usées de l’articulation lorsque la douleur et/ou la raideur de l’articulation sont devenues invalidantes.


 

La prothèse totale de hanche comprend 4 ou 5 parties

La tige fémorale qui se place à l’intérieur du fémur. Elle est adaptée à l’anatomie du fémur du patient. Un col est solidaire de cette tige. La longueur et l’orientation de ce col sont choisis et adaptés à la configuration de la hanche de chaque patient pour que les muscles retrouvent une longueur et une tension naturelle. Cette tige est fixée à l’os soit par du ciment, soit sans ciment par repousse osseuse à la surface de la tige après impaction étroite dans l’os.

Le cotyle prothétique est la partie fixée dans le bassin selon l’orientation et la taille du cotyle osseux. Il est fixé à l’os avec ou sans ciment selon sa conception. Lorsque du ciment est utilisé, il est monobloc et constitué de polyéthylène. Lorsque la fixation est non cimentée, par impaction, il est constitué de plusieurs éléments : une partie métallique recouverte d’hydroxyapatite pour la repousse ousseuse et la fixation (éventuellement des vis en complément) et une partie assurant la mobilité avec la composante fémorale, composée soit de polyéthlène, soit de céramique, soit de métal.

Le métal utilisé est habituellement le titane, dont l’élasticité est proche de celle de l’os.


 

Une prothèse de hanche permet une vie normale. Rien n’est interdit, hormis les sports extrêmes sources de traumatismes importants, ou les mouvements au-delà de ce qui est habituel.

Diverses précautions s’imposent cependant.

Il faut :

  • éviter les injections dans la fesse du côté opéré
  • traiter les infections à distance qui peuvent parfois faire circuler les microbes vers la prothèse :
              *infections urinaires
              *infections dentaires
              *ongle incarné, infections cutanées

Au niveau fonctionnel, il faut :

  • éviter l’inactivité
  • pratiquer la marche, le vélo, la natation
  • entretenir son tonus
    mais aussi :
  • éviter les travaux de force (bêcher,...)
  • éviter le port de charges lourdes
  • éviter de prendre du poids

Comment se passe une intervention de prothèse de hanche ?

La veille de l’intervention, une visite de l’anesthésiste et du chirurgien permettra de poser toutes questions utiles quant au type d’anesthésie, aux risques éventuels encourus, au déroulement opératoire et post-opératoire proprement dit.

Le jour de l’intervention, vous serez conduit au bloc opératoire dans votre lit. Après l’intervention, un bref séjour en salle de réveil permettra une surveillance étroite et l’adaptation des procédés antidouleurs avec la remontée dans la chambre à l’étage.

Le lendemain ou le surlendemain, les drains permettant d’éviter les hématomes seront ôtés. Cela n’entraîne pas de douleur, d’autant que les procédés antidouleurs seront encore en fonctionnement. Le kinésithérapeute viendra débuter la mobilisation de l’articulation opérée et l’entretien des autres articulations. Une éventuelle transfusion sera parfois nécessaire selon le contrôle de la prise de sang réalisée quelques jours après l’intervention.

Dans les jours qui suivent, la rééducation comportera :

  • mobilisation de la hanche en actif aidé et en suspension (triple flexion, extension, abduction et rotation légère)
  • mobilisation et musculation des membres supérieurs et du membre inférieur non opéré
  • travail du quadriceps (résistance modérée et récupération de la flexion du genou en actif ou actif aidé (arrêt au seuil de la douleur)
  • travail des extenseurs de hanche, abducteurs, contraction statique douce du grandet du moyen fessier
  • apprentissage de la marche avec déroulement du pas au sol (avec assistance des aides techniques : déambulateur, barres parallèles,  2 cannes anglaises)
  • apprentissage de la montée et descente des escaliers.
  • contrôle de la bonne assise au fauteuil : 90° ou plus avec répartition égale sur les 2 fesses
  • massage au niveau lombaire
  • conseils d'hygiène de vie

L’abandon de la canne se réalisera dès que la stabilité de la marche sera acquise par le récupération du tonus des muscles.

Complications possibles

Durant l’intervention, elles sont exceptionnelles.

  • l'intolérance au ciment lors du scellement de la pièce fémorale ou du cotyle. Cette intolérance se traduit par une chute de la pression artérielle, pouvant aller jusqu'au collapsus cardio-vasculaire. Ces accidents sont actuellement prévenus par une surveillance peropératoire continue des différents paramètres et le maintien d'une pression artérielle efficace pendant le scellement à l'aide de drogues adaptées. Ces accidents doivent être craints surtout chez les personnes âgées et les insuffisants cardiaques.
  • fracture du fémur sur os ostéoporotique, pouvant nécessiter une fixation par plaques vissées ou par des cerclages.
  • plaies de vaisseaux sanguins ou de nerfs passant à proximité de l’articulation, pouvant entraîner  une hémorragie ou une paralysie. 

Après  l’intervention.

  • la phlébite: la formation d'un caillot dans une veine peut parfois se produire en dépit d'un traitement anticoagulant préventif. Cette complication entraîne elle-même un risque de survenue d'une complication qui peut être grave : l'embolie pulmonaire. Un écho Doppler permet de la dépister au moindre doute.
  • l’hématome: est dû au fait que l’on ne peut empêcher l’os de saigner et qu’un traitement anticoagulant à forte dose est rendu nécessaire pour une raison médicale. L’hématome qui inquiète est celui qui s’écoule par la cicatrice, pouvant nécessiter dans certains cas une évacuation chirurgicale.
  • l’infection: pendant l'intervention une contamination bactérienne est toujours possible. Un autre mode de contamination est la contamination par voie hématogène, c'est-à-dire par voie sanguine. Au cours par exemple d'une infection dentaire, ORL, digestive cutanée,… Une bonne prévention est donc à effectuer chez toute personne porteuse d'une prothèse. Une infection peut nécessiter une reprise chirurgicale. Il s'agit d'un événement grave qui peut compromettre l'avenir de la prothèse et donc de la fonction articulaire. Une infection de ce type peut aussi avoir des conséquences sur l'état général du patient. Une ou plusieurs interventions peuvent être nécessaires; dans la plupart des cas, une nouvelle prothèse pourra être remise en place.
  • la luxation (déboîtement).: très douloureuse, la luxation nécessite une réduction sous anesthésie générale. Son contexte ou sa répétition peuvent impliquer une reprise chirurgicale appropriée.

 

 

 

Prothèse de genou

L'arthroplastie de genou est une intervention chirurgicale qui remplace les surfaces articulaires usées d'un genou atteint d'arthrose par des surfaces artificielles (fémur, tibia, parfois rotule). Il existe des prothèses totales de genou ou des prothèses partielles (unicompartimentales). Le choix du type de prothèse sera fonction de plusieurs facteurs, en particulier si l'usure intéresse toute l'articulation ou seulement une partie. La prothèse a pour but de rétablir une fonction satisfaisante du genou et de soulager les douleurs, sans complication dans la très grande majorité des cas.

 
  

Avant l'intervention pour prothèse de genou

  • Vous aurez une consultation avec l'anesthésiste afin de dépister et traiter d'éventuels problèmes médicaux en collaboration avec votre médecin traitant.
  • Dépister et traiter d'éventuelles infections (consultation chez le dentiste, examen des urines,…).

Le jour de l'opération

  • Vous serez à jeun depuis la veille.
  • De nouveaux examens peuvent être effectués;
  • Vous rencontrerez l'équipe infirmière qui vous posera des questions sur votre mode de vie.
  • L'anesthésiste vous consultera une dernière fois avant l'intervention.
  • Vous revêtirez des vêtements hospitaliers.
  • Vous prendrez une douche d'antiseptique.
  • On vous nettoiera et rasera le site opératoire.
  • On vous donnera une prémédication visant à diminuer le stress.
  • Vous serez transféré en salle d'opération 30 minutes environ avant votre intervention.  


La procédure chirurgicale

  • L'intervention est exécutée en salle d'opération dans des conditions stériles et sous anesthésie générale ou loco-régionale.
  • Un garrot sera le plus souvent installé sur la cuisse du côté opéré;
  • L'incision se fera sur la face antérieure ou latérale du genou.
  • Le chirurgien expose l'articulation du genou et va retirer les parties. endommagées selon des calculs précis en utilisant un matériel précis et des instruments motorisés.
  • Des composants prothétiques d'essai seront installés et, si les tests sont bons, la prothèse définitive sera mise en place.
  • Le genou sera à nouveau testé puis refermé avec un drainage pour évacuer l'hématome.
  • L'intervention durera environ 2 heures.
  • Vous serez ensuite transféré en salle de réveil où vous serez surveillé par l'équipe anesthésique.
  • Dès que votre état le permet, vous serez transféré dans votre chambre où l'équipe infirmière prendra le relais de la surveillance;

Les risques et les complications

Les complications d'ordre général

Celles-ci peuvent être liées à l'anesthésie. N'importe quelle complication d'ordre médical peut survenir et cette liste ne peut être complète.

Pour information :

  • Réactions allergiques à des médicaments ou produits
  • Pertes sanguines nécessitant une transfusion avec risque de transmission de maladies
  • Pathologies cardiaques (infarctus,…)
  • Insuffisance rénale, pneumopathie, infection urinaire
  • Lésion neurologique

Les complications liées à la chirurgie

  • Survenue d'une fracture
  • Raideur du genou
  • Usure de la prothèse, descellement
  • Problèmes de stabilité du genou
  • Infection du genou pouvant survenir précocement ou plusieurs années après.
  • Luxation
  • Problèmes de rotule avec douleur
  • Lésions ligamentaires
  • Lésions des nerfs avec risques de paralysie de certains muscles
  • Lésions de gros vaisseaux (artères ou veines)
  • Persistance de douleurs
  • Algodystrophie
  • Phlébite, embolie pulmonaire

Des problèmes médicaux sérieux peuvent prolonger la durée d'hospitalisation, aggraver votre état et très rarement provoquer le décès.

 

 

 

 

 

La kinésithérapie orthopédique

L’équipe de kinésithérapie orthopédique, composée de Luc Etienne, Nicole Jacqmin et Véronique Hambursin, dispose d’une salle située au quatrième étage et a deux grands secteurs d’activité : la prise en charge des patients hospitalisés et celle de  patients venant en ambulatoire.
Marie-Thérèse Jacqmain est responsable de  la physiothérapie, dont les locaux ouverts tous les matins, sont situés au premier étage.

Le service d’orthopédie
Le service de kinésithérapie orthopédique prend en charge les patients du service d’orthopédie et traumatologie, fraîchement opérés de la hanche, du genou, du dos ou de toute autre articulation nécessitant une rééducation au mouvement, à la marche, aux transferts, selon les cas.

La revalidation
Le second secteur de prise en charge des kinés orthopédiques concerne le service de revalidation et sa rééducation pluridisciplinaire, service dans lequel les blessés médullaires ainsi que les patients atteints de polyneuropathies et de pathologies orthopédiques peuvent bénéficier d’une prise en charge intensive (pouliethérapie et mobilisations).

Les « extra muros »
Les kinés orthos, formés pour la mobilité sont bien sûr aussi amenés à se déplacer dans les autres services, pour des mobilisations et/ou des demandes fonctionnelles.

L’ambulatoire
Le quatrième champ d’action est ambulatoire. Les patients externes viennent sur prescription médicale des médecins hospitaliers ou extérieurs, pour des pathologies diverses : membres supérieurs, hanches, genoux, chevilles, lombalgies chroniques, ainsi que pour rééducation sur dynamomètre isocinétique. Cet appareillage (Cybex) est aussi utilisé pour l’évaluation de la force musculaire des patients suivis en revalidation respiratoire ; qu’ils soient hospitalisés ou lors d’une consultation chez le pneumologue.

La location de béquilles
Les kinés ortho assurent aussi la location ou l’achat de béquilles, ainsi que le retour des béquilles qui auraient été louées aux urgences.

La physiothérapie
Au premier étage, la physiothérapie accueille les patients hospitalisés et ambulatoires, pour y bénéficier de traitements locaux antalgiques ou de stimulation.

 

 

 

 

Recherche

La recherche au sein du service a pour thème l’étude biomécanique et clinique du rachis dégénératif et malformatif. Elle s’est initialisée par l’obtention en 1989 par le Dr Legaye d’un poste européen de 3 mois dans l’unité INSERM 215 du Dr Duval-Beaupère à Garches. Malgré la fermeture de cette unité suite au départ en retraite de sa directrice, les travaux se sont ensuite poursuivis à la fois au sein du service et grâce à un réseau informel de relations scientifiques.
Ces recherches ont permis de déterminer les facteurs anatomiques pelviens et rachidiens régissant l’équilibre sagittal en lordose et cyphose, ainsi que les conditions biomécaniques prévalant dans cet équilibre. Les perspectives des travaux actuels sont :

  • L’évaluation en trois dimensions de la colonne vertébrale et l’évaluation fiable de la forme de la colonne à partir de la surface du dos par procédés optiques validés, de manière à limiter la réalisation de radiographies.
  • Les simulations informatiques d’interventions chirurgicales afin de définir dans la pratique quotidienne la position idéale individuelle à imprimer à la colonne vertébrale d’un patient particulier lors d’interventions chirurgicales. Ces recherches nécessitent une collaboration multicentrique internationale.

Les développements d’une aide informatique au positionnement des implants orthopédiques (prothèses, vis vertébrales, ligaments) font aussi l’objet de recherches et de développements.

 

 

 

 

Publications du service 

 

1. Localised hepatic tumours. Van de Velde JM, Haot J, Dautrebande J, Reynaert M, Legaye J, Mignon T, Otte JB, Gribomont B, Kestens PJ.Acta Gastroenterol Belg. 1980 Jul-Aug;43(7-8):302-21.
2. Radiological evaluation of cup anteversion in total hip prosthesis. Lokietek W, Legaye J, Bary JM, De Cloedt P, Trigaux J. Acta Orthop Belg. 1987;53(4):462-6.
3. 4 years of application of Ilizarov's technic. Technical problems. Legaye J, Lokietek W, De Cloedt P, Delefortrie G, De Nayer P, Rombouts JJ, Vincent A. Acta Orthop Belg. 1988;54(3):335-47.
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