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Biobanque


 

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Présentation

 

Dans le cadre de ses missions universitaires, le CHU UCL Namur - site Godinne a développé des structures permettant de promouvoir la recherche médicale. Parmi celles-ci : la  biobanque

 
 
« Une biobanque est une structure qui assure le stockage et la mise à disposition de matériel corporel humain, exclusivement pour la recherche scientifique et qui n’est destinée  à aucune application humaine ». Loi du 19 décembre 2008

En effet, la mise au point de nouveaux traitements passe par une meilleure compréhension des mécanismes responsables du développement des maladies. Pour que la recherche progresse, il est nécessaire que les chercheurs puissent disposer d’échantillons de tissus pathologiques conservés de manière adéquate (ex : échantillons de tumeurs).
La mission de la biobanque est donc de valoriser le surplus des prélèvements obtenus lors des interventions à visée diagnostique, thérapeutique et de suivi des maladies. Ces échantillons précieux pour la recherche sont ainsi conservés dans une structure centralisée qui les  rend accessibles aux chercheurs en garantissant leur qualité et en y intégrant les données cliniques associées.
Ce matériel est conservé conformément à la législation en vigueur et dans le respect des règles éthiques. 

 

 

Enjeux pour le patient


Résiduel?


Lors de la prise en charge des patients au CHU UCL Namur, il est possible que certains prélèvements doivent être effectués à des fins diagnostiques, thérapeutiques ou de suivi de la maladie.
Ces prélèvements de cellules, de tissus ou de liquides biologiques (sérum, plasma, liquides de ponction, …), effectués lors d’une intervention chirurgicale, d’une endoscopie, d’une ponction,… sont ensuite acheminés au laboratoire.
Il se peut qu’après réalisation des analyses de routine, le prélèvement n’ait pas été utilisé dans son entièreté (échantillon résiduel). Dans la mesure du possible, celui-ci est alors préservé et conservé dans la biobanque.


Enjeux


Une partie de l’échantillon conservé dans la biobanque reste à disposition pour des analyses complémentaires  qui s’avéreraient utiles à la prise en charge du patient (par exemple à la lumière des avancées de la recherche médicale).
Une autre partie de l’échantillon résiduel, accompagnée des données cliniques associées, est mise à disposition des chercheurs (de manière anonyme) afin d’améliorer les connaissances médicales et de développer de nouveaux outils de diagnostic et de traitement. Le patient contribue ainsi directement aux avancées de la recherche médicale.
Les échantillons ne sont mis à disposition des chercheurs qu’après approbation du projet de recherche par un comité d’éthique.


Droits


Le patient est informé lors de son arrivée à l’hôpital de l’existence de la biobanque et de sa possibilité de contribuer ainsi aux avancées de la recherche médicale .
Si le patient est opposé à la conservation et  à l’utilisation du matériel résiduel dans les conditions décrites ci-dessus, il doit l’exprimer explicitement (formulaire d'opposition) auprès du médecin qui effectue le prélèvement ou auprès du médecin en chef de l’hôpital.

   

 

La biobanque en pratique


Qui :


Le fonctionnement de la biobanque exige une action coordonnée entre de nombreux intervenants :
-   patients,
-   médecins de différentes spécialités (oncologues, gastro-entérologues, pneumologues, chirurgiens, radiologues interventionnels, …),
-   personnel infirmier et technique (du quartier opératoire, d’endoscopie, de l’hôpital de jour médical et chirurgical, de la radiologie, …),
-   laboratoires (d’anatomopathologie, d'hématologie, de biologie clinique, …),
-   biobanque,
-   chercheurs, …
Le service biobanque est sous la supervision d’un médecin coordinateur (C. Graux) et est géré au quotidien par un scientifique dédicacé (F.George) avec l’aide d’une technicienne (L. Finet).
Un comité scientifique a pour mission d’analyser la pertinence des projets de recherche faisant l’objet d’une demande d’échantillons et de leur y donner suite. Ce comité a également un rôle de suivi dans le développement de l’infrastructure (financement, valorisation, ..). Ce comité se réunit tous les 3 mois.


Quoi :


Pour le moment, la biobanque du CHU UCL Namur - site Godinne est avant tout une tumorothèque : ce sont principalement des échantillons de tumeurs (néoplasiques) qui y sont conservés de manière systématique. Dans la mesure du possible, un échantillon de sang ou dérivé (plasma, sérum) est associé au prélèvement tumoral afin d’offrir au chercheur la possibilité d’étudier des marqueurs associés à la maladie. Ces « biomarqueurs » sont utiles pour le dépistage précoce des maladies, leur suivi, … et font l’objet de recherches intenses.
La « collection » d’échantillons de maladies non cancéreuses (maladies inflammatoires du tube digestive, ORL,...) n’est pas systématique mais s’organise à la demande en fonction de projets de recherche en cours.
Une attention particulière est portée à la conservation des échantillons de moelles de  patients atteints de leucémies. Le service d’hématologie du CHU UCL Namur - site Godinne est amené à prendre en charge de nombreux patients atteints de ce type de  pathologie et collabore activement  a des programmes de recherche qui visent à en améliorer le traitement.

Comment :


Le local de cryogénie (conservation par le froid) permet le stockage de plusieurs milliers d’échantillons.
Des équipements sophistiqués garantissent une qualité optimale du matériel conservé.
En fonction du type d’échantillon et de l’application envisagée, différents modes de conservation sont appliqués :

 

 

  • Conservation des échantillons à -196°C dans l’azote en phase gazeuse 

Ce mode de conservation est appliqué aux échantillons sanguins et cellulaires (ex.: moelles leucémiques). Un appareil à congélation programmée nous permet de contrôler la courbe de descente en températures jusqu’à – 196°C  afin de garantir la viabilité cellulaire après congélation. Ce type de congélation ouvre la porte à des projets de recherche en culture cellulaire.

  • Conservation des échantillons à -80°C

C’est le mode de conservation des prélèvements tissulaires tumoraux.
Les échantillons sont habituellement congelés dans l’isopentane qui optimalise la préservation de la morphologie des tissus tout en conservant la possibilité de réaliser des analyses en biologie moléculaire.  Ils sont enrobés dans une colle tissulaire pour former un bloc qui permet par la suite de réaliser des coupes dites « à congélation » et de libérer ainsi l’échantillon parcimonieusement en fonction des besoins.

Le maintien d’une température constante est indispensable pour assurer la qualité des échantillons. Pour cette raison, un système de surveillance et de traçabilité des températures de stockage a été installé sur chaque congélateur. Grâce à ce système le personnel de la biobanque est immédiatement averti des variations de température et peut réagir en cas de problème pour éviter la perte de qualité des échantillons.

 

 

 

 

La recherche


La constitution de « collections » d’échantillons n’a de sens que si elles sont utilisées dans des programmes de recherche.

La biobanque est donc intégrée dans l’Unité de Support Scientifique (USS). Elle représente une structure dynamique dont l’ambition est de promouvoir des projets de recherche collaborative impliquant l’institution.

La biobanque s’inscrit aussi dans la dynamique de la création du nouvel institut de recherche namurois NARILIS dont une des missions est de développer la recherche translationnelle entre chercheurs des Facultés Universitaires Notre –Dame de la Paix (FUNDP) et  du CHU UCL Namur - site Godinne (translation des découvertes de laboratoire vers des applications thérapeutiques).

La biobanque offre enfin une ouverture à la recherche collaborative avec d’autres laboratoires de recherche académiques ou privés.

Plusieurs projets utilisant la ressource biobanque sont ainsi en cours:

 
Projets en cours

- Détection et valorisation de marqueurs de fragilité immunologique chez les personnes âgées hospitalisées (projet SENEGENE).
M. de Saint Hubert (CHU-MG/Gériatrie); O.Toussain (FUNDP/URBC) ; H. Maertens (ULg)- Développement de tests sanguins de diagnostic--pronostic de cancer
T. De Ronde (CHU-MG/gastro-entérologie) ; J.F. Rahier (CHU-MG/Gastro-entérologie) ; Biobanque (CHU-MG) ; Belgian Volition SA

- Le récepteur CD44 et le métabolisme de l’hyaluronan dans les cellules initiatrices de tumeurs du sein (projet Télévie).
S. Meunier (FUNDP/URPM); O. Donnez (CHU-MG/Gynécologie); B. Flamion (FUNDP/URPM)
 
- Développement d’un conjugué nanoparticule (atomes radioactifs)-anticorps (Cetuximab-EGF)
T. Van der Borght (CHU-MG/Médecine Nucléaire); C. Michiels (FUNDP/URBC)

- Implication d’un gène candidat dans la chimiorésistance de lignées issues de carcinomes spinocellulaires en conditions hypoxiques
A. Ahyez(FUNDP/URPHYM); Biobanque (CHU-MG); ; Y. Poumay (FUNDP/URPHYM)

- Etude du mécanisme d’induction d’un état hypercoagulable dans les leucémies aigües et impact de certains traitements (anthracyclines, asparginase, acide transrétinoïque) sur le risque thrombotique (projet Télévie)
D. Gheldof (FUNDP/Pharmacie); C. Chatelain (CHU-MG/Hématologie); F. Mullier (CHU-MG/Laboratoir/NTHC) ; J.M. Dogné (FUNDP/Pharmacie/NTHC)

- Dosage de cytokines de la moelle de patients atteints de myélome multiple.
J. Hardij (FUNDP-Pharmacie); C. Doyen (CHU-MG/Hématologie); F. Mullier (CHU-MG/Laboratoire/NTHC); C. Chatelain (CHU-MG/Hématologie)

- Xéno-transplantation d’échantillons de moelles leucémiques dans des souris immuno-déficientes
K. Dekeersmaeker (KUL); J. Cools (KUL) ; C. Graux (CHU-MG/Hématologie)

- Etude de la résistance des tumeurs aux agents utilisés en chimiothérapie : caractérisation et validation d’un gène candidat.
C. Michiels (FUNDP/URBC), C. Graux(CHU-MG/hématologie), L. D’Hondt (CHU-MG/Oncologie), L. Finet (CHU-MG/Biobanque) ; F. George (CHU-MG/biobanque) ; C. Michiels (FUNDP/URBC)

- Etude de l’effet potentiel de macrophages sur la cytotoxicité de molécules chimiothérapeutiques vis-à-vis de cellules cancéreuses
M.Genin (FUNDP/URBC); Biobanque (CHU-MG); C. Michiels (FUNDP/URBC)

- Quantification and characterization of microvesicles: Applications in hereditary spherocytosis, type-II heparin-induced thrombocytopenia and cancer
F. Mullier (CHU-MG/Laboratoire/NTHC); N. Bailly (CHU-MG/Laboratoire) ; C. Chatelain (CHU-MG/Hématologie); J.M. Dogné (FUNDP/Pharmacie/NTHC); B. Chatelain (CHU-MG/Laboratoire).

- Predictive value of tissue factor bearing microvesicles in cancer associated thrombosis using high sensitive techniques:
F. Mullier (CHU-MG/Laboratoire/NTHC); L. D'hondt (CHU-MG/Oncologie); N. Bailly (CHU-MG/Laboratoire); C. Chatelain (CHU-MG/Hématologie); B. Chatelain (CHU-MG/Laboratoire) ; J.M. Dogné (FUNDP/Pharmacie/NTHC)

Implication of microparticles in thrombosis associated with paroxysmal nocturnal hemoglobinuria
B. Devalet (FUNDP/Pharmacie) ; F. Mullier (CHU-MG/Laboratoire/NTHC); N. Bailly (CHU-MG/Laboratoire) ; B. Chatelain (CHU-MG/Laboratoire) ; J.M. Dogné  (FUNDP/Pharmacie/NTHC) ; C. Chatelain (CHU-MG/Hématologie)

Impact de la constitution du priming de la circulation extra-corporelle  aux gélatines (Gélofusine), aux HEA (Volulyte) et aux SSPP (Solution Stable de Protéines plasmatiques) sur la fonction rénale en chirurgie cardiaque. M. Gourdin (CHU-MG/Anesthésiologie); A. Gruslin (CHU-MG/CEC perfusionnistes)

 

 

 

 

Défis

 

Participation aux réseaux de biobanques.


Un obstacle majeur à la progression de la recherche provient du manque d’échantillons pathologiques disponibles pour les chercheurs. De plus, si ce matériel existe, il est souvent difficile à localiser. En effet, un chercheur qui veut travailler sur une pathologie rare rencontrera souvent des difficultés à trouver le matériel dont il a besoin, ainsi que le nombre d’échantillons nécessaires pour rendre les résultats de sa recherche significatifs. Enfin, le chercheur n’a pas toujours la garantie de travailler avec du matériel de qualité. Afin de répondre à ces différents enjeux, la biobanque a mis en place une harmonisation des règles de gestion des échantillons (recueil du consentement, conditions du prélèvement, traçabilité des circuits, informatisation, conditions de conservation, transferts des échantillons pour études, ...) afin de pouvoir s’intégrer à un réseau.
L’amélioration de la disponibilité des échantillons facilite le développement des projets de recherche menant à l’identification de nouveaux (bio)marqueurs de diagnostic et pronostic et le développement de nouvelles thérapies, avec un bénéfice direct pour les patients.


Tumorothèque virtuelle belge (Belgian Virtual Tumourbank - BVT) du Plan National Cancer (PNC):


Mme Laurette Onkelinx, ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique a lancé un projet « Plan Cancer National belge » en mars 2008.
Afin de promouvoir la recherche translationnelle sur le cancer et la collaboration entre chercheurs belges, l’une des initiatives du PN (initiative 27) a été la création d’une tumorothèque virtuelle belge. L’objectif de la tumorothèque virtuelle belge est de centraliser les données associées au matériel tumoral résiduel conservé par les biobanques.
A cet effet un budget a été libéré et 11 hôpitaux, dont le CHU UCL Mont-Godinne, sont reconnus et financés pour leur tumorothèque.
Une version anonymisée de cette base de données virtuelles est accessible aux groupes de recherches, leur permettant de tracer les échantillons d’intérêts pour leurs  projets.
La création de la tumorothèque virtuelle belge est sous la responsabilité d’un comité de pilotage (dans lequel le CHU Dinant Godinne est représenté par le Pr C. Graux).


 

Réseau des biobanques francophones

Suite au 6ème appel à projet de Biowin, un groupe de travail s’est constitué en 2009 dans l’optique de créer un réseau de biobanques francophones.
Différents représentants d’hôpitaux universitaires (dont le CHU Dinant Godinne) et d’entreprises de la région Wallonie-Bruxelles se réunissent depuis afin de monter ce projet.
En parallèle des démarches politiques, ce groupe de travail élabore des guidelines pour les procédures, l’assurance qualité, le respect des règles éthiques, ….
Cette initiative rentre aussi dans les objectifs du Service public de Wallonie - Direction générale opérationnelle de l'Economie, de l'Emploi & de la Recherche (DGO6) qui a mis comme priorité d’inscrire la Belgique (concertation des biobanques francophones et néerlandophones) au projet de biobanque européen (BBMRI - Biobanking and Biomolecular Resources Research infrastructures) qui correspond à un des projets soutenu par les Infrastructures Européennes en Sciences du Vivant (ESFRI).

 

Financement


Pour son démarrage, la biobanque a bénéficié d’un soutien financier du CHU Dinant Godinne et de subsides octroyés par le Fond de la Recherche Scientifique Médicale (FRSM).
La biobanque jouit maintenant d’un financement substantiel de l’action 27 du Plan Cancer qui permet d’envisager un développement durable de l’infrastructure.
Le service biobanque est soutenue également par du mécénat.

Démarche qualité


Dès sa création, la biobanque du CHU Dinant Godinne a entrepris une démarche qualité. La certification ISO 9001 est ainsi visée. Les objectifs d’une telle démarche sont tout d’abord en interne de permettre une harmonisation des procédures avec une amélioration continue. Ensuite, ceci nous permet de garantir aux chercheurs la maitrise de la traçabilité et de la qualité des échantillons libérés.

 

 

 

 

 
 
Accès

L’accès aux échantillons de la biobanque est soumis à des conditions d’utilisation.  De  façon générale : les échantillons sont libérés pour des recherches dont la  pertinence scientifique a été revue par le comité scientifique d'appels à projet (ex.: FNRS, ARC, …) ou par le comité scientifique de la biobanque. En outre, ces projets doivent avoir obtenu l’approbation d’un comité d’éthique.

Pourquoi et comment faire appel à la biobanque ?
-    Pour rechercher des échantillons spécifiques (interrogation de la base de données).
-    Pour participer à la constitution d’une collection d’échantillons et données associées dans le cadre d’un projet de recherche présent ou à venir.
-    Pour collaborer à la conservation prospective de prélèvements « rares » ou de tout échantillon jugé « de valeur » par le clinicien.
 
 
 
 


 
 
Contacts

Pour plus de renseignements :
Dr Sc. George Fabienne
Gestionnaire biobanque
+32 81 42 44 95
fabienne.george@uclouvain.be


 
 
 
Organisation

 
Coordinateur : Pr. C. Graux
Gestionnaire : DrSc F. George
Technicienne : L. Finet
Comité scientifique
Pr B. Chatelain (laboratoire)
Pr M. Delos (service d’anatomo-pathologie)
Pr C. Graux (service d’hématologie)
Pr L. D’Hondt (service d’oncologie)
Pr G. Lawson (service ORL)
Ph F. Mullier (laboratoire)
Dr S. Ocak (service de pneumologie)
Pr T. Vander Borgh: Directeur médical adjoint aux missions universitaires