13.    PRÉSERVATION DE LA FERTILITÉ

Lors d’un diagnostic de cancer (leucémies, lymphomes ou autres formes de cancers), des traitements par chimiothérapie ou radiothérapie peuvent engendrer une stérilité définitive aussi bien chez l’homme que chez la femme.
Lorsqu’il s’agit de jeunes patients n’ayant pas encore d’enfant ou ayant encore un projet de famille, la préservation de la fertilité peut être envisagée en cryopréservant des gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes) ou des embryons.
Au sein de notre service, la cryopréservation de spermatozoïdes, de cortex ovarien (contenant les ovocytes) et d’embryons peut être réalisée et ce, en collaboration avec les banques de cryopréservation de tissus reproducteurs des Cliniques Universitaires Saint-Luc de Bruxelles.

Chez l’homme, des spermatozoïdes peuvent être cryopréservés. Ces spermatozoïdes sont, en général, obtenus par masturbation. Plusieurs échantillons sont nécessaires à intervalle de 2 à 3 jours afin de permettre de cryopréserver le plus de spermatozoïdes possibles et de bonne qualité.  D’autres techniques pour obtenir les spermatozoïdes sont possibles si le don par masturbation n’est pas réalisable (ponction épididymaire,…).

Chez la femme, plusieurs techniques sont possibles et peuvent être associées entre elles. Le choix des techniques dépendra du délai à disposition avant de commencer les traitements anti-cancéreux, du type de cancer et de la présence ou non d’un partenaire stable. Ce choix se fait également en discussion avec votre oncologue.
Du cortex ovarien (partie superficielle de l’ovaire contenant les ovocytes) peut être prélevé et cryopréservé. Le prélèvement se réalise sous anesthésie générale par voie laparoscopique. L’hospitalisation est de maximum 3 jours.
Un traitement de FIV adapté peut être réalisé permettant la cryopréservation d’embryons. Le traitement est alors adapté afin de diminuer les doses de médicaments reçues et ainsi que la durée du traitement. Ce traitement nécessite la présence d’un partenaire stable et peut être associée à la cryopréservation du cortex ovarien.

Au terme des traitements anti-cancéreux et de la présence d’une rémission complète de plus de 2 ans (avec accord de votre oncologue), l’utilisation de vos gamètes pourra être envisagée.

Les modalités de prélèvements et d’utilisation future vous seront expliquées lors des premières consultations.